
Le mouvement surréaliste
L’objet surréaliste est un objet absolument inutile au point de vue pratique et rationnel, créé exclusivement en vue d’être matérialisé de manière fétichiste, avec le maximum de réalité tangible, d’idées et fantaisies au caractère délirant (surréalisme au Service de la Révolution).
À Dalí de rajouter : "Toute mon ambition consiste à matérialiser avec la plus impérialiste rage de précision les images de l’irrationalité concrète puissant être objectivement évidents et avoir la même consistance, la même dureté, la même faculté persuasive de cognition et de communication que le monde extérieur des phénomènes de la réalité (La Conquête de l’Irrationel)."
Si "surréaliste" veut dire plus réaliste, super, supra et hyperréaliste, réaliste au maximum, alors Dalí est surréaliste. Il s’imposa en Espagne en 1929 bien avant le mouvement français du même nom. Il creusa, d’ailleurs, sa propre niche en affirmant : "Le surréalisme, c’est moi !"
Le souhait de Dalí était de traduire en volume et matière solide les fétiches et obsessions issus de son inconscient. C’est ainsi qu’il restitua sous forme de sculptures les grands thèmes de son œuvre picturale. La collection ici présentée comprend plus d’une quinzaine de sculptures conférant à l’exposition son statut de plus importante collection en France.